mercredi 25 février 2009

Cours magistral: Littérature du XXème - 28.01.2009

Les débuts du XXème représentent: -la naissance d'une république laïque, - l'affaire Dreyfus (littérature et engagement) ; - la première guerre mondiale: boucherie encouragée par les valeurs patriotiques et nationalistes. Ce qui entraine une remise en question de l'homme (Romain Roland – Giono)

Autre phénomène qui influence les artistes: la révolution de 1917 en Russie (Pétrograd). C'est une révolution prolétaire qui déclenche des d'autres mouvements révolutionnaires, ou, à l'inverse, des mouvements anti-communistes.

Sur le plan symbolique, on va raconter la guerre; Les Croix de bois est un roman publié par Roland Dorgelès en 1919, inspiré de l'expérience vécue par son auteur durant la Première Guerre mondiale. Pressenti pour l'obtention du Prix Goncourt de 1919, il est finalement devancé par À l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust, qui remporte le prix. L'œuvre de Céline, Voyage au bout de la nuit parle de cette guerre, comme La main coupéede Blaise Cendrars.

Ce siècle commence donc par des ruptures:
- Dans la poésie, le symbolisme continue à exister (continuation de Rimbaud) comme avec Paul Fort, et ses ballades françaises. Cependant, un nouveau phénomène lyrique apparaît: le vers libre devient verset.
- Dans le récit: Grâce à James Joyce, à la littérature française s'intègre l'idée de courant de conscience (rupture avec la narration classique) Le récit se transforme en un discours. Le précurseur: Edouard Dujardin, Les lauriers sont coupés. Deux œuvres qui utilisent le monologue intérieur: Paulina, de Jean-Pierre Jouve, et Belle du seigneur, d'Albert Cohen.

Le point de vue est une technique narratologique: le narrateur délègue sa responsabilité au personnage: disparition du narrateur omniscient, comme avec Les faux monnayeurs, de Gide (« un roman pur »): on y retrouve une juxtaposition des points de vue + une intrusion du narrateur (la concepetion du temps n'est plus linéaire).

Apollinaire (1880-1918), issu d'une union illégitime (mère polonaise et père romain): existence d'errance de la mère, donc enfance nomade de l'nfant et de son frère. D'où une attirance pour les peuples autochtones (juifs, apatrides) A. reçoit une éducation littéraire et scolaire catholique: il est autodidacte. Il s'intéresse à la littérature médiévale, mais aussi à l'érotique. (Sade) Il est également attitré par l'avant garde artistique: Picasso dès 1904, mais également André Derain, chef de file des Fauves (au-delà du post-impressionnisme); Matisse aussi. Il est ami de Maw Jacob(jeux littéraires sur les signifiants) et d'Alfred Jarry. Il écrit un grand nombre de proses qu'il réunit sous le nom de l' Enchanteur Pourrissant, puis le Cortège d'Orphée. Il faut attendre 1913 pour voir apparaître Alcools, dont Zone est une sorte de programme.
Les Calligrammes sont un journal de la guerre, qui est montré comme une monstruosité qui lui plait. Il la métamorphose en une chose magique. Il développe une esthétique de la surprise permanente. Aussi, éros et thanatos sont intimement liés pendant la guerre: c'est le principe de « l'esprit nouveau » (André Breton et le surréalisme) . La suppression de la ponctuation produit de l'ambiguïté syntaxique, donc une richesse supplémentaire. On voit de nouvelles formes: les poèmes-conversation, qui sont comme un emprunt à la prose. (Baudelaire, Verlaine...) C'est une contamination de la prose par la rime que l'on observe.
A. se veut un homme de rupture de construction; la poésie ne se situe pas seulement dans la littérature, mais aussi dans les réclames, les publicités.

                                                                                                         

Source:  Travail de Mickaël Pied - 08.02.2009 à 15h46 -

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