mercredi 25 février 2009

Cours: Initiation à la littérature médiévale - 26.01.2009

Le corps: c'est la dimension physique d'un individu, un regroupement d'organes qui fait vivre. Dans l'expression « mon corps », c'est « moi » que l'on entend (cela désigne l'individu lui-même). Or le corps du MA est le reflet de l'intériorité (« intus »:intérieur ; « foris »: extérieur)
Ainsi, l'âme représente les qualités de la personne; la laideur, dans ce sens, apparaissait au MA comme une marque morale. Schmidt dit: « travailler son corps permet d'améliorer son être. ». Qu'ils soient beaux, ou laids, les corps provoquent des sentiments.
Avec le christianisme, Dieu s'est incarné dans le corps, en faisant un foyer (c'est une façon de supporter la douleur, où l'eucharistie est un symbole de l'incarnation.) Ce corps s'engage ainsi dans les reliques. Dans chaque cas, le corps est symbole d'autre chose: il détient un peu de l'efficacité des signes.
On peut également se demander ce que symbolisent les parties du corps; porter attention aux métamorphoses (personnages merveilleux)
* Les monstres dans la littérature médiévale
Que fait-on de son propre corps? Cette question amène la problématique des techniques du corps, que l'on retrouvent dans le travail de la terre, dans les introspections... La symboliques des gestes est importante, car certains gestes ont un sens (joindre les mains, saluer, etc.) L'nteractivité du corps est un moyen de la sociabilité (la bonne parole, les gestes du don...), mais également un marqueur d'humanité et de rapport à l'autre.
On peut aussi opposer le « gestus » latin aux gesticulations folles; mais il ne faut pas aller trop vite: les jongleurs et les acteurs n'ont-ils pas cette part de gestes? (alliance de la technique orale et de celle des gestes)
Le thème du jeu est également important à cette époque, car on bouge au MA (esbanoyer): on retrouve les jeux masculins comme la joute ou les tournois. Le jeu est un moyen d'occuper son temps.
Enfin, il faut lire dans le corps une organisation: le corps social, à la tête duqyel on retrouve le roi, et en dessous ses sujets.
*La fable des membres et de l'estomac (la morpgologie sert à dire l'être et la collectivité)

- Le vair palefroi, Huon le Roi
Ce texte est un récit courtois bref, à la limite entre le réaliste et le comique. Il illustre le problème du jeune chevalier qui, pas assez riche pour avoir des terres, se bat pour s'occuper et trouver de la reconnaissance. (Cette tranche de la société médiévale est en effet inactive en période de paix) Le prénom de Guillaume est déjà un indice de la malice qui le caractérise.

4 parties dans ce texte: - le cortège; - le palefroi qui s'éloigne; - les pensées de la jeune fille; - l'arrivée au château
La question de la jeunesse qui s'oppose à la vieilles traverse le passage. Le récit se déroule la nuit, ce qui laisse toutes les possibilités à la tension dramatique: les vieillard s'endorment, à cause de – la fatigue; - du repas qu'ils ont juste terminé; - car ils semblent pratiquer la « dorveille » (technique du corps pour se reposer; état d'assoupissement, d'inattention.).

                                                                                                         

Source:  Travail de M. Pied- 08.02.2009 à 15h43 -

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