jeudi 26 février 2009

Travail d'étudiant(e): Le classicisme de la Nouvelle Revue Française


Cette année, nous fêtons le centenaire de la publication du premier numéro de la Nouvelle Revue
Française qui est l'héritière d'une tradition de la critique française.

La critique universitaire
La critique universitaire du début du siècle est « conscient[e] de la littérature ». Nous pouvons citer trois noms comme étant les personnes les plus illustres de la critique.
•Brunetière(1849-1907): a fait des études sur le roman naturaliste ainsi que sur l'évolution des genres
•Lemaitre(1853-1914): dreyfusard, il prône une critique subjective « lire pour le plaisir ».
•Lanson(1857-1934): Sans doute le plus illustre des trois, c'est lui qui a imposé les règles de l'histoire littéraire. Voici sa définition de l'histoire littéraire: « L'histoire littéraire a pour objet la description des individualités, elle a pour base des intuitions individuelles » élargissement de la critique: la N.R.F
En février 1908 paraît le premier numéro de la N.R.F, dirigée par Gide, Copeau et Schlumberger.
En 1940, à cause de l'occupation Drieu La Rochelle prendra la direction de la revue, mais ternira grandement son image.L'intérêt de cette revue est d'une part qu'elle diffuse des oeuvres contemporaines françaises (par exemple Les Caves du Vatican de Gide en 1914) mais aussi étrangères (Dostoïevski, Rilke, Pirandello).
Mais la N.R.F est aussi un cercle d'auteurs influents du début du Xxème siècle.

Gide(1869-1951)
Né d'un père professeur de droit et d'une mère issue de la haute bourgeoisie, Gide a toujours eu un profond intérêt pour la littérature. Influencé par Mallarmé, il s'inscrit au début dans le symbolisme. En 1914, la publication des Caves du Vatican confère la notoriété qui lui a permis de s'inscrire dans la lignée des grands écrivains du début du siècle.
On parle dans l'oeuvre de Gide de « Gidisme » qui est la présence du moi dans son oeuvre. Ses romans sont donc une autoanalyse de l'auteur. (dans L'Immoraliste par exemple) Gide définira par ailleurs la notion de « classicisme » (dans Incidences) : « Le classicisme [...] c'est l'art d'exprimer plus en disant le moins » Il opposera ainsi le classicisme avec le romantisme dont il dénoncera , du fait de la foison des évocations lyriques,une certaine « hypocrisie des sentiments ».

Proust(1871-1922)
Marcel Proust s'opposera dans son immense édifice littéraire à la doctrine de Sainte-Beuve, selon
laquelle l'oeuvre d'un écrivain serait avant tout le reflet de sa vie. Dans son Contre Sainte-
Beuve, Proust écrira: « Un livre est le produit d'un autre moi que celui que nous manifestons
dans nos habitudes, dans la société, dans nos vices ».
En 1913, le premier tome de La Recherche du temps perdu, Du Coté de chez Swann sera publié chez Grasset. A l'ombre des jeunes filles en fleurs, lui, obtiendra le prix Goncourt en 1919. Proust à travers ses romans veut montrer que le monde est autour de nous, mais il est surtout EN nous (cf la petite madeleine). De plus, le moi est évolutif à travers le temps sur la base du souvenir. En 1923, Valéry écrira en hommage à Proust au sujet de ARTP: « On peut ouvrir un livre où l'on veut : sa vitalité ne dépend point de ce qui précède; elle tient à ce qu'on pourrait nommer l'activité propre du tissu même de son texte. »

Paul Valéry (1871-1945)
Valéry a toujours eu un profond intérêt pour Huysman, Verlaine et surtout Mallarmé. Il se lie
d'amitié avec l'auteur Pierre Louÿs. Il ne cessera de méditer sur l'écriture poétique (dans Variétés, Tel Quel) où il prônera une poésie pure, qui s'oppose à la prose.(« Le fond n'est plus cause de la forme: il est l'un des effets ». De plus, Valéry croit à l'inspiration poétique, mais il faut qu 'elle soit accompagnée d'un travail personnel: « Cent instants divins ne construisent pas un
poème. »: c'est ce qu'il définira par la notion de « métier poétique ».
Après un long silence d'une vingtaine d'années, il publiera le poème « La jeune Parque », qui remportera un franc succès auprès du public. Valéry sera ensuite considéré comme l'un des plus grands auteurs du siècle (il sera élu à l'Académie Française en 1925).

Le roman Catholique
François Mauriac (1885-1970)
Influencé par Pascal, il réfléchira sur la « misère de l'homme sans Dieu ». Il sera aussi marqué par Baudelaire: selon Mauriac, l'homme est partagé en deux: une posture vers Dieu, une autre vers Satan.
Citons comme roman Thérèse Desqueyroux, qui est l'histoire d'une femme qui tente en vain de tuer son mari, où on peut remarquer l'antagonisme entre la nostalgie du passé et le regret du moment présent.
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[Note de l'étudiant:
En ce qui concerne Bernanos et Green, je vous renvoie au Lagarde et Michard du 20ème.
Cependant, sachez que le cours sur le roman catholique est ... léger et je n'ai pas eu le temps
nécessaire pour aller voir d'autres sources!]

                                                                                                         

Source:  Travail de Jérôme Vincent - 26.02.2009 à 21h41 -


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