mercredi 1 avril 2009

Travail d'étudiant(e): Loin de moi, étude sur l'identité


La Hantise de soi

"Nous sommes faits de l'étoffe des songes" Shakespeare.

Il pense que l'identité sociale est la seule réelle. Qu'une autre n'est qu'une illusion tenace. Cette identité personnelle est vécue comme antérieure à l'identité sociale. On ressent le moi identitaire ou social comme conventionnel et cachant l'identité personnelle.

Je peux changer et paraître autre (il refuse l'idée "Je est un autre"). C'est alors le moi social qui change. Dans le cas d'une double identité seule l'identité sociale change, pas le moi réel. Chacun a le sentiment intime de l'unité de son moi. Kant note "Je ne peux jamais me saisir, moi (…) et je ne peux rien observer que la perception". Pour Hume il n'y a pas de perception du moi comme il y a une perception des objets extérieurs.

Il pose la question "Qu'est-ce que le moi ?" (qu'est-ce qui me représente aux yeux du monde extérieur. Le corps et l'âme sont périssables ils ne constituent donc pas le moi.

Lors d'une crise d'identité, l'identité sociale est la première à "craquer", ce n'est qu'ensuite qu'elle perturbe l'identité personnelle.

La suprématie du moi social sur le moi privé : depuis Saint Augustin les philosophes situent la continuité de la personne dans la capacité de se souvenir. On ne se souviens dans le détail que du passé du moi social. Hors des signes et des actes qui émanent de moi et me font reconnaître, il n'est rien qui soit à moi ni de moi.

Pour lui l'identité personnelle est un fantôme qui rôde autour de l'identité réelle et sociale. Chez Maupassant il y a une obsession du double de soi qui remet en question l'identité personnelle du narrateur. "L'identité personnelle est un hôte familier mais un hôte invisible". C'est une entreprise vaine de chercher son identité personnelle (impossible). Chercher à connaître l'identité personnelle de soi ou d'autrui c'est aller au devant d'une déception.

L'identité d'empreint

Le manque à être de l'identité personnelle est pallié par une identité d'emprunt. L'imitation est d'ailleurs un mode de développement normal dans les premières années de la vie (construction de la structure du moi.

Dans Mensoges romantiques et vérités romanesques R. Girard remet en cause l'autonomie du moi. Même nos désirs seraient influencés par un autre ("médiateur du désir"). Si les désir du moi n'ont pas une origine autonome c'est qu'il n'y a pas de moi en temps qu'être libre de ses choix, de ses désirs et de ses décisions. Il n'existe donc aucun être original. Il n'y a de moi que de l'autre et par l'autre. Il reprend les idées de Lacan : le tu est aussi important qua le je dans la construction de l'identité. Lorsque le "tuteur" de l'identité est un partenaire amoureur, on a le sentiment de retrouver une identité perdue (image traditionnelle des deux sphères). L'individu grâce à l'amour comblé à le sentiment de découvrir une identité personnelle au delà de son identité sociale. L'illusion de fusion et de découverte de soi est double et réciproque.

La perte de l'objet (personne) qui est le socle de l'identité peu provoquer une crise d'identité. Il y a un lien frot entre le sentiment d'être quelqu'un et le sentiment d'avoir quelque chose. L'objet qui fonde l'identité personnelle ou l'identité d'emprunt, "je" s'en sent le propriétaire. Ainsi la perte de l'objet aimé/possèdé provoque une perte de l'identité que l'on considérait comme un bien personnel (alors que ce n'était qu'un empreint tributaire de l'amour de l'autre.

L'identité d'emprunt est fausse, elle ne rélève rien de l'identité personnelle. En revanche elle renseigne sur l'identité sociale d'une personne. Le besion de l'autre das la constitution de l'identité révèle l'absence d'identité personnelle originelle.

L'identité et la vie

Personne ne peut observer l'identité personnelle. Je suis manque e distanciation et les autres ne peuvent pas voir mon ''intérieur". Le sentiment d'identité personnelle est inutile. Les information que l'homme à sur lui-même grâce à son identité sociale sont suffisantes pour mener sa vie sociale et personnelle. Se demander "qui je suis vraiment" est un frein à l'existence. Une part de méconnaissance de soi est nécessaire. "Moins on se connaît, mieux on se porte".

                                                                                                              

Source: Courrier électronique d'Adéa Gobin Gonzalez - 01.04.2009 à 15h31 -

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